- Project Runeberg -  Entomologisk Tidskrift / 1:a årgången /
172

(1880)
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des precautions, pour ne pas dire craintivement, de la femelle l le
måle d Epeira diademata a besoin parfois de pius d’une
demi-heure avant qu’il öse s’accoupler avec la femelle, et après
cha-que accouplement,2 il court se refugier dans un coin de la
toile ann d’y attendre le signal que la femelle a coutume de
donner en agitant la toile d’une maniere toute particuliere, pour
lui indiquer qu’elle est disposée à un nouvel accouplement. Chez:
les Lycoses et chez d"autres espèces errantes, le màle ce tient
au contraire accroche pendant des demi-heures sur le dos de la
femelle, en se servant alternativement de ses palpes pour
con-sommer la copulation. Chez certains types, comme p. ex. chez les
Pachygnathes et les Epiblèmes, dont le mäle est armé de
cochets à venin puissants, celui-ci force, suivant Menge (car je
n’ai pas eu moi même 1’occasion d’observer 1’acte) la femelle à se
soumettre à son ordeur.

Comme je le mentionnais à la note 1 de cette page, les
Arai-gnées cherchent en general à s’éviter mutuellement avec une
de-fiance signalée, et, chez la plupart des espèces, le mäle ne
s’ap-proche de la femelle qu’en usant dVne extreme circonspection.
Un jour de juillet 1871, que je me baignais dans le lac d’Örnesö,
près de Silkeborg (Jutland), je fus par conséquent très étonné de

1 La plupart des Araignees se distinguent par un manque flagrant de
so-ciabilité, sauf pendant leur premiere jeunesse. Linyphia socialis Sund., vitr
comme on le sait très positivement, dans une espèce de (demi-) société sur les
trones d’arbres, de même que la plupart des espèces des sous-genres Lycosa et
Trochosa se distinguent par une vie (demi-) sociale sur le sol. Mais ces espèces
mêmes font preuve d’une méfiance mutuelle évidente, et s’é vitent avec grand soinr
de sorte que leur sociabilité n’est basée à tout prendre que sur le fait qu’elies
cherchent leur nourriture aux mêmes endroits. — Le seul exemple que j’aie vu
d’une sociabilité reelle chez les Araignees, est celui fourni par Attus floricola
C. L. Koch; en effet, j’ai trouve, sur les bords des petits lacs de Ruderhegn
(Seland septentrional) des femelles qui avaient construit, principalement dans
les ombelles de 1’Angélique des forets (Angelica sylvestris), leurs nids si près
les uns des autres, qu’ils ne faisaient en réalité qu’une seule masse compacte.
(Un dessin d’une agglomeration pareille de nids paraitra dans 1’ouvrage publié
par M. le professeur Schiödte, Zoologia da?iica).

2 Les organes de la copulation, très inexactement reproduis par Menge
dans ses Preussische Spinnen, sont construits de telle sorte, que 1’acte même
peut s’opérer très-rapidement.

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