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la seconde douma
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mit en avant le projet de création d’une commission
pour lutter contre la famine.
Stolypine déclara à ce sujet que le gouvernement
appuierait la proposition des cadets. 11 n’en fallut
pas davantage pour que les gauches se missent à
accuser les cadets de faire cause commune avec le
gouvernement et avec la droite; aussi, quand on
passa au vote, 168 voix, appartenant aux partis de
gauche, se prononcèrent-elles contre la proposition,
qui fut adoptée par deux cent quatre-vingt-sept voix.
Mais les bonnes dispositions du gouvernement à
l’égard des cadets ne furent pas de longue durée. Dès
la séance suivante, où, sur l’initiative des cadets,
l’abolition des cours martiales fut débattue, Stolypine
s’opposa avec une extrême énergie à la discussion de
cette question, que la Douma, suivant lui, n’avait
légalement pas le droit de discuter à ce moment,
toute proposition déposée ne pouvant être discutée
avant le délai d’un mois.
11 estimait que la loi instituant les cours martiales
n’était pas, comme on l’affirmait, une honte pour
l’Empire, une infamie, un crime, mais que l’Etat,
lorsqu’il se trouve en danger, peut et doit faire usage
des lois d’exception les plus rigoureuses pour éviter
d’être conduit à sa perte.
« 11 y a, déclara-t-il, dans la vie des États, des
moments si critiques que les nécessités politiques
priment la justice. » Il lut en outre une résolution votée
à la réunion des socialistes révolutionnaires russes,
tenue à Tammerfors, en Finlande, et qui insistait sur
la nécessité d’un soulèvement général.
Il ajouta, en terminant, « que le gouvernement
attendait de la Douma qu’elle lui fit entendre des
paroles plus calmes, et qu’elle en finît avec sa « folie
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