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sur la côte orientale par les navigateurs anglais Sabine et
Score s b y.
Le premier botaniste qui procéda méthodiquement pour explorer
la flore du Grønland, et qui fit une spécification des habitats de
chaque espèce et prit des notes sur les limites de leur propagation,
ce fut le docteur J. M. Vahl (fils du célèbre botaniste danois
Martin Vahl) qui accompagnait le capitaine Graah dans l’expédition
danoise sur la côte orientale du Grønland. Vahl resta en
Grønland pendant huit ans (1828—36) aux frais du gouvernement
danois, et en explora pendant cette période toute la partie danoise
sur la côte occidentale, depuis 60° jusqu’à 72° 48’ de latitude
nord; mais, observateur plein de soins et collecteur infatigable,
Vahl ne se sentait pourtant pas de vocation pour les travaux
scientifiques proprements dits, et lorsqu’il mourut en 1854, il ne
laissa, outre un herbier bien déterminé et avec des désignations
précises, conservé maintenant dans notre jardin botanique avec des
étiquettes imprimées contenant de précieux renseignements
géographiques, qu’un journal de voyage et quelques descriptions de plantes
qui ne se prêtaient pas à la publication.
Cependant cette collection de Vahl contient d’excellents
éléments pour former le fondement d’une flore grønlandaise. Le
directeur actuel du commerce grønlandais, M. le docteur Rink, qui,
pendant son séjour en Grønland, avait lui-même puissamment
augmenté les matériaux existants par de riches collections de plantes
des diverses contrées de ce pays, m’engagea, en 1856, à composer
des éléments connus de la flore grønlandaise un résumé qui
pût servir d’appendice à l’ouvrage qu’il allait faire paraître.
J’acceptai cette mission malgré la crainte que je ressentais de ne
pouvoir, faute de temps, exécuter d’une manière satisfaisante,
un travail qui demanderait un examen sérieux d’un assez grand
nombre de plantes, appartenant à une flore que je n’avais pas eu
l’occasion d’examiner moi-même sur les lieux, et dont Vahl
n’avait qu’avec doute déterminé plusieurs espèces. Il fallait donc
faire une révision critique de tous les matériaux. C’est là l’origine
de la liste que j’ai faite des plantes grønlandaises et qui se trouve
partie des espèces nommées dans son catalogue (art. Grønland dans
l’encyclopédie de Brewster), mais l’on cherche en vain dans le journal
la plus grande partie des espèces nommées dans le catalogue, et entre
autres la plupart des espèces rares et douteuses.
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