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•261
un rôle: comme preuve de celle stabilité on peut citer les séries
n° 7 et n° 65, dont l’une a élé observée en 1884, l’autre en 1886.
En dernier lieu il faut mentionner l’influence considérable du
temps sur les couches les plus voisines de la surface ; pendant un
été froid ei pluvieux où le ciel le plus souvent esl couvert, celles-ci
ne reçoivent pour ainsi dire aucune chaleur des rayons du soleil,
mais s’échauffent seulement par le contact de l’air plus chaud
au-dessus d’elles. 11 en est tout autrement pendant un élé où le ciel
est clair, le temps calme ou les venls faibles, ei où le soleil donne
sans obstacle pendant les 24 heures de la journée; si l’on désigne
par 283 la quantité de chaleur que l’unité de surface sous l’équateur
reçoit du soleil dans l’unité de temps le 21 juin, celle quantilé sera
360 au pôle Nord, 362 sous le 70° Lat N., ei 350 sous le 60° Lat. N.
Ce réchauffement de la surface ressort aussi des proûls de la pl. IV.
Pour constater le changement de température dans la même
année, on a observé pendant le retour, en 1889, la série n° 89.
dans l’idée que sa position coïncidait avec celle de la série n° 71,
ce qu’on a plus lard reconnu n’êlre le cas que pour la latitude,
tandis que la longitude différait de 6’. Si l’on peut ne tenir compte
de cet écart, la série n° 89 montre comment la couche froide
enlre la surface et la profondeur de 100 brasses est devenue
plus mince par l’augmentation de la température, tant en dessous
qu’en dessus.
La série n° 90 est la dernière qu’on ail observée en 1889; en
la commençant, la mer élait déjà si agilée qu’on craignil de ne
pouvoir la mener à bonne fin, et on commença par les couches
supérieures; on ne réussit pas non plus à continuer l’opération plus bas
qu’à 400 brasses, la mer devenanl de plus en plus houleuse. Le
résultat obtenu a tout de même de l’intérêt; il montre d’abord
comment la couche froide ici est seulement indiquée, et enfin que le
maximum de chaleur, qui, dans les séries nos 71 et 72, se trouve
à une profondeur d’environ 300 brasses, et qui, malgré la grande
quantité de glace qu’il y avait en 1886, est indiqué, aussi dans les
observations de celte année, est en partie relevé et en partie diminué.
Les observations au SO. de Godthaab, lanl en 1886 qu’en
1889, comparées aux observations du Valorous mentionnées plus
haut, indiquent un maximum de chaleur dans toutes les profondeurs
enlre le milieu du détroit de Davis et le courant froid le long
de la côte Ouest du Groenland.
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