Full resolution (JPEG) - On this page / på denna sida - Ottawa, par Edouard Fiset
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Ottawa
Le profil gothique que découpe
Ottawa sur notre horizon septentri-
onal fait songer, dit-on, à la silhou-
ette tourmentée d’Edimbourg. Com-
paraison juste mais éphémère qui, d’ici
quelques années, ne vaudra plus. Un
groupe d’éminents architectes cana-
diens, conseillé par le célèbre urba-
niste Jacques Gréber, vient, en effet,
de terminer le plan d’aménagement
de la capitale canadienne qui prévoit
l’abandon des flèches élancées, des fe-
nétres ogivales, de la pierre de taille
grise, pour des masses horizontales rationnelles, modernes et blanches.
Mais avant qu’Ottawa ne devienne comme disait Sir Wilfrid Laurier
“Ia Washington du nord”, Ottawa portera longtemps encore les traces de ses
modestes origines.
“Nous passâmes un saut à une lieue de là, qui est large de demie-lieue,
et descend de six à 7 brasses de haut. Il y a quantité de petites isles qui ne
sont que rochers aspres et difficiles, couverts de meschans petits bois. L’eau
tombe à un endroit de telle impétuosité sur un rocher, qu’il s’y est creusé par
Succession de temps un large et profond bassin: si bien que l’eau, courant 1a-
dedans circulairement, et au milieu y faisant de gros bouillons, a faict que les
Sauvages l’appellent Asticou, qui veut dire Chaudiére.”’
C’est ainsi que Samuel de Champlain décrit, en 1613, c’est-à-dire cinq ans
après avoir fondé Québec, le pittoresque étranglement de la rivière Ottawa,
dont les rives devaient devenir le siège de la nation, quelque deux siècles et
demi plus tard.
Ottawa, en tant qu’agglomération urbaine n’est vieille que de quatre ou
cing générations. Alors que sur la rive nord se créait déjà un petit centre
industriel sous l’impulsion de Wright, le site de la future capitale était encore
couvert de foréts de pins et de chénes. La guerre d’indépendance aux Etats-
Unis fut la cause de la naissance d’un point stratégique autour duquel devait
bient6t surgir en une poussée irrésistible une ville aux multiples activités,
Celle-ci adopta tout d’abord le nom de Bytown, en l’honneur de son fon-
dateur, et ce nest qu’en 1855, à la demande de ses citoyens que le gouverne-
ment lui donna le nom maintenant universellement connu d’Ottawa.
C’est à ce moment que survint l’union du Haut et du Bas Canada qui
devait nous conduire quelques années plus tard à la Confédération des pro-
vinces canadiennes. Mais avec l’union des deux provinces se posait le problème
d’une capitale. Les villes briguant l’honneur d’être choisies étaient d’une
part, Toronto et Hamilton, de l’autre, Montréal et Québec. Mais le 31
Fe 1857 la Reine Victoria tranchait la question en choisissant la ville
"Ottawa.
La population décupla en peu de temps, de grandes industries s’installèrent
aux portes mêmes de la ville, et les chemins de fer relièrent plus commodément
la Capitale aux autres parties du pays. Ainsi, parallèlement au rôle de siège
de la Nation qu’Ottawa était appelé a remplir, se développa une grande ville
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