Full resolution (TIFF) - On this page / på denna sida - Sidor ...
<< prev. page << föreg. sida << >> nästa sida >> next page >>
Below is the raw OCR text
from the above scanned image.
Do you see an error? Proofread the page now!
Här nedan syns maskintolkade texten från faksimilbilden ovan.
Ser du något fel? Korrekturläs sidan nu!
This page has never been proofread. / Denna sida har aldrig korrekturlästs.
pu me dire. Je soupçonne que la charmante bourse que
fai est de vous; au moins je m’en flatte; oui, mon coeur
me Ta dit; je l’aime trop, pour qu’elle ne vienne point de
ma chère Sophie; qui pourrait me donner ses cheveux de
cette manière, si non quelqu’un qui m’est bien cher, et
qui par conséquent sait que cela me fait plaisir? Votre
émissaire, que je soupçonne être Hedda l), vous a fort bien
servie; elle est secrète à toute outrance. Voici l’histoire,,
est arrivée à ce sujet: Hedda me fit promettre, de ne
point montrer une des étrennes que je recevois, avant qu’elle
l’auroit vue; cette demande me fit faire des reflexions; et
en recevant la bourse je pris la fantaisie fort naturelle de
me flatter qu’elle pouvoit être de vous, et comme elle y a
mis une gance, je fus pleinement persuadée qu’elle est de
vous. Vous êtes bien aimable, charmante et meilleure amie,,
de vous ressouvenir de moi, en me faisant parvenir un si
joli souvenir de votre part; je vous assure, que c’étoit la
plus agréable étrenne que j’aie reçue de ma vie; elle m’a
fait tant de plaisir, que je ne puis m’en défaire pour deux
minutes, et quand je l’ai montrée à notre société, je l’ai
suivie des yeux, de crainte que quelqu’un ne la salisse*
Oui, vous m’êtes plus chère que jamais; je l’ai bien
remarqué dans ce moment-ci; car jamais rien ne m’a tant
fait de plaisir, ni occasionné tant de joie. Votre idée a
fort bien réussi, en faisant croire, que toute la bourse étoit
de cheveux, j’y ai été attrapée un moment; je ne suis paa
la seule, car plusieurs l’ont cru. L’idée en est charmante;
elle ne peut être autrement, car elle vient de ma chère
Sophie. Que cette bourse soit de vous ou non, cela m’est
égal; je m’entretiens dans la douce espérance que je ne
me suis point trompée. Recevez en donc mes plus tendre»
remerciments; si ce n’est pas de vous que je la tiens,
veuillez bien faire mes remerciments à celle, qui m’a fait ce
joli présent. Mon amitié demande cette complaisance de
votre part; elle est peut-être de vos amies ou de vos
con-noissances; sinon, qui que cela ne soit, vous la trouverez
toujours quelque part. Vous lui direz, que les présents le»
!) Grefvinnan Klinckowstrôm, ?ôdd v, Fersen; syater till grefvinnan Piper
och statsfru hos Drottning Sophia Magdalena.
<< prev. page << föreg. sida << >> nästa sida >> next page >>