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görtz’ bref ur fängelset i arnhem 1717
155
partir des gens exprès avec cela. Parlez en au C. Reventlau s’il
en sait quelque moien par Lubec. Ce seroit un grand malheur, si
cela tomboit entre les mains de nos ennemis. Ne soiez pas choqué
de mes principes. Je sais comment je dois parler.
16.1
J’ai deja dit dans mes reflexions precedentes que ce seroit un
tres grand malheur pour la Suede que d’etre reduite à la nécessité
de faire à la fois une paix generalle avec tous ses ennemis. J’ai
opiné pour des paix particulières et ai insinué en meme tems le
plan que la France s’est fait pour cela. Je n’ai pas osé dire
pre-cisemment que je n’approuvais pas encore ce plan quoique j’eusse
fait semblant en France d’en être content, de peur qu’on ne fut
confirmé dans la prévention que je ne cherche que de detourner
Sa Mjté de la paix et de faire durer la guerre le plus long tems
qu’il est possible. Mais je l’ai insinué assez perceptiblement pour
un bon entendeur comme le Roi montrant comment Sa Mjté pourroit
s’en debarasser sans choquer la France et en la conservant
tous-jours en bonne humeur. C’est à dire de renvoier cette negotiation
à moi, qui me suis offert de la tourner d’une manière que d’un
coté l’on ne feroit qu’amuser le tapis jusques à une meilleure
conjoncture et que de l’autre la France seroit très contente du Roi et
engagée insensiblement. En effet quand je dois(?)parler
sincèrement, je ne crois pas les choses disposées à pouvoir esperer cette
année une paix tant soit peu honorable soit generalle soit
particulière à moins qu’il ne prit au Czaar un excès d’impatience de finir
la guerre, dont je doute. Il faut que nos ennemis se sentent encore
plus pressés de la nécessité, qu’ils perdent l’espérance de forcer le
Roi soit par les armes, soit par le manquement des choses
nécessaires et qu’ils voient l’inutilité de leurs efforts pour cette fin.
Ce-pandant il est de l’interet du Roi de donner les mains à toutte
sorte de negotiation de paix, soit generalles, soit particulières, je dis
negotiation et non pas conclusion, pourvu qu’on prenne garde que
le Roi ne s’engage pas à des préliminaires soit en offrant ou
en acceptant. C’est aux ennemis qui sont les plus forts et qui
possèdent nos provinces d’en offrir et nous pouvons traitter là
dessus, telles quelles puissent etre sans nous engager de notre coté.
Par cette conduite Sa Mjté fait voir qu’Elle souhaitte la paix et
détruit par là l’opinion du contraire dans laquelle sont les amis et
ennemis et dans laquelle ils ont été fortifiés par nos propres gens,
ce qui produit deux effets merveilleux, l’un à l’égard de nos
ennemis qui voiant le Roi disposé à faire la paix courront à l’envie
l’un de l’autre pour etre les premiers, ce qui augmente encore la
1 Brefvet, in 4:o, vikt i 6 delar, ankom d. 27 maj/7 juni. Preis
insände d. 31 maj/11 juni en afskrift i chiffer till von Müllern. Afskrifter
en clair finnas bland bilagorna till Preis’ koncept och registratur.
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