- Project Runeberg -  Meddelelser om Grønland / Sjette Hefte /
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dont on trouve les restes sur de petites îles et des écueils ; ils
chassaient également aux phoques, mais cette occupation n’était
guère une de leurs principales industries et se bornait à la chasse
des phoques des fjords, lorsqu’ils sont grimpés sur les rochers du
rivage ou sur la glace.

En été, ils entreprenaient de longues expéditions, dont parlent
les sagas, probablement pour aller à la poursuite des morses et des
ours blancs, mais il n’est guère vraisemblable qu’ils se soient livrés
à la pêche de la baleine; on a, il est vrai, trouvé des os de baleine
en pratiquant des fouilles dans une ruine, mais ils peuvent provenir
d’une baleine échouée. Chez eux, leur chasse était, outre les
phoques, principalement dirigée contre les rennes, les lièvres et le gibier
à plumes.

Que la mer n’ait pas été le centre principal de l’industrie des
colons du Grønland, cela résulte du fait que tant de grands groupes
de ruines sont situés à une distance considérable des fjords.

Les femmes filaient la laine des moutons à l’aide d’une
quenouille et d’un fuseau. Les poids servant à entretenir le mouvement
du fuseau étaient de petites pièces coniques en pierre ollaire percées
d’un trou au centre, et portant quelquefois des ornements.

Le grain était moulu dans des moulins à bras dont on a trouvé
plusieurs exemplaires. Si, comme le rapportent les anciens
manuscrits , il a été cultivé dans le pays, le climat doit avoir été alors
plus doux que de nos jours. Il est plus probable que le grain a
été importé.

Tous les objets tels que plats, écuelles, cruches, vases étaient
en pierre ollaire, et on voit encore sur quelques-uns des anses et
des pieds; les ornements y sont très rares et se réduisent, le cas
échéant, à des lignes parallèles tracées autour du bord. On trouve
quelquefois des signes, comme des paraphes, gravés sur le fond de
quelques vases.

On voit encore les ruines de 4 églises, entourées de petits
cimetières, à savoir à Kakortok (ruine III, Pl. XVII), à Igaliko (ruine II,
Pl. XXVI), à Kagsiarsuk, dans le fjord d’Igaliko (ruine II, Pl. XXVIII,
XXX et XXXI) et à Ikigait (e, Pl. XXXIII). Ces églises ont une
longueur de 16m à 20m et une largeur de 8m, et sont construites
avec des pierres très grandes et triées avec soin. Dans le cimetière
de Kagsiarsuk, dans le fjord d’Igaliko, gisaient à une petite
profondeur plusieurs corps placés tout près les uns des autres, entre de
grosses pierres, comme dans un tombeau de famille. Ces corps,

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