- Project Runeberg -  Nordisk tidskrift for filologi (og pædagogik) / Tredie række : Andet bind /
98

(1874-1922)
Table of Contents / Innehåll | << Previous | Next >>
  Project Runeberg | Catalog | Recent Changes | Donate | Comments? |   

Full resolution (JPEG) - On this page / på denna sida - Sidor ...

scanned image

<< prev. page << föreg. sida <<     >> nästa sida >> next page >>


Below is the raw OCR text from the above scanned image. Do you see an error? Proofread the page now!
Här nedan syns maskintolkade texten från faksimilbilden ovan. Ser du något fel? Korrekturläs sidan nu!

This page has never been proofread. / Denna sida har aldrig korrekturlästs.

98 Kristoffer Nyrop: loriot; indictum > endif > lendi; uvettam > uette> luette (comp. uvette); andier > landier; endemain > lendemain. La même prosthèse se trouve dans quelques noms de lieu: Insulam > Lille, Stirpis > Lesterps, Eremus > Lerm, Alnetum > Launay. On écrit aujourd'hui Lorient, le nom de la ville qu'on écrivait au XVIIIe siècle Orient. Le parler populaire offre de nombreux exemples de ce phénomène: /e ἰοχιιοί (pour le hoquet), le labit (— l'habit), le Lantecry (= l Antechrist), le lévier (— l'évier) etc. Citons, à cette occasion, une anecdote que raconte Henri Estienne (Apol. pour Hérodote I, 61) d'une jeune demoiselle «qui dict au Roy François premier de ce nom, qu’en le voyant en tel habit, il luy sembloit qu'elle voyoit un des neufs /épreux, selon qu'on avoit accoustumé de les peindre: pensant signifier preux par ce mot /épreux». Parfois lagglutination de l'article amène la prosthèse d'un a. Ainsi abajoue ne paraît être qu'une corruption de la bajoue, et dans la vieille langue le titre d'honneur /a mulane (ou la mulaine), tiré de l'arabe moulana, est devenu l'amulaine (comp. l'amiral), qui a été latinisé sous la forme de amulanus (G. Paris, La légende de Saladin p. 2). Le phénomène contraire, aphérèse d'un a initial, s'observe par ex. dans /a Notolie pour l'Anatolie (< Anatoliam). Remarque 1. Dans les dialectes et les patois créoles il y a quelquefois prosthèse de [z] due à la consonne finale de les (ou des, ces, mes οἷς); on trouve ainsi zabitan, zanimo, zeuf, qui remontent à /es habitants, les animaux, les œufs (ef: Romania'IX, 574; X, 611: XIX, 5348; XX,"287)55 Remarque 2. Quelques formes dialectales présentent un [n] prosthétique dû à la consonne finale de l’article indéfini. Jaubert (Gl. du Centre II, 456) cite comme exemple nain (de un ain < hamum). Comp. en anglais a nickname (< an ekename). 2) PRONOM POSSESSIF |- SUBSTANTIF. L'agglutination de ces éléments ne se rencontre que dans mamie (— m'amie), décomposé en ma mie, et mamour (— m'’amour), employé dans la locution faire des m'amours’. 7ante ne dérive probablement pas de ća -| ante (< amitam); le [t] prosthétique paraît dû à une assimilation harmonique (voir ci-dessous § 6, 4).

<< prev. page << föreg. sida <<     >> nästa sida >> next page >>


Project Runeberg, Tue Jun 16 15:33:36 2026 (www-data) (download) << Previous Next >>
https://runeberg.org/nordfilol/3r2/0110.html

Valid HTML 4.0! All our files are DRM-free