- Project Runeberg -  Nordisk tidskrift for filologi (og pædagogik) / Tredie række : Fjerde bind /
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(1874-1922)
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Zimmermann, Die Gesch. des latein. Suff. -arius. 127 turblatt 1894) et de M. Morph (Archiv für St. n. Spr. u. Litt. XCIV p. 345), lesquels ont prouvé que la soi-disante «solution», loin de mériter ce nom, n’est que l’une des contributions les plus infructueuses à l'explication du problème. Cet automne ont paru le livre de M. Zimmermann dont le titre est mentionné ci-dessus ainsi qu'un article de M. Körting dans la Zeitschrift für fr. Spr. u. Litt. XVII p. 188: Die Entwickelung des Suffixes -arius im Französischen. L'auteur de ces lignes s'occupe depuis quelque temps du même sujet. Il avait pensé en publier une étude dès maintenant, mais désirant élargir encore ses recherches, surtout à cause des ouvrages de M. Z. et de M. Körting, il se voit obligé d'en remettre la publication jusqu'au commencement de l’année prochaine. Dans les pages suivantes, il a voulu réunir sur le travail méritoire de M. Zimmermann quelques remarques de détail qui ne trouveront pas place dans sa prochaine étude sur arius en roman. M. Z. a divisé sa thèse en cinq chapitres dont le premier est consacré au compte-rendu et à la critique des théories émises sur la question -arius depuis Diez jusqu’ à nos jours. C'est ce chapitre qui donne au livre de M. Z. sa plus grande valeur. Personne avant cet auteur n'avait essayé d'écrire l'histoire complète de la discussion sur -arius; tous ceux qui se sont occupés tant soit peu de ce problème reconnaîtront l'utilité d'une telle histoire. M. Z. a groupé les théories non pas suivant l'époque où elles ont été publiées, mais bien d'après leurs différents caractères. Ainsi il obtient d'abord deux grands groupes: 1) hypothèses selon lesquelles le même développement est supposé pour tout le domaine, 2) hypothèses qui attribuent aux divers idiomes, indépendants l’un de l’autre, un développement différent de l'arius du latin classique. La première de ces catégories est subdivisée en a) théories phonétiques b) théories associatives. Le principe qu'a suivi l'auteur dans cette division ne nous paraît pas entièrement heureux. Les auteurs appartenant au premier groupe peuvent très bien avoir reconnu la possibilité d'un développement différent des diverses langues, mais la difficulté a été pour eux de trouver l'explication de certaines formes comme le ` fr. der ou lit. zere qui leur ont paru remonter à des formes avec un e de n'importe quelle provenance. [268 formes ainsi construites ont fourni une origine acceptable même pour les langues où l'on pourrait s’en passer, et un développement uniforme a été admis quand-même. Du reste nous doutons fort que M. G. Paris ait voulu admettre le même développement pour le portugais et l'espagnol que pour le français, et nous ne comprenons pas non plus pourquoi Diez a été placé à la tête du premier groupe. Il dit pourtant que l’a selon le choix de chaque langue par suite de l'attraction de l'z devient ai οἱ e ie. C'est là l'opinion, bien entendu avec curtaines modifications, aussi de M. Meyer-Lübke, qui cependant

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