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Zimmermann, Die Gesch. des latein. Suff. -arius. 127
turblatt 1894) et de M. Morph (Archiv für St. n. Spr. u. Litt.
XCIV p. 345), lesquels ont prouvé que la soi-disante «solution»,
loin de mériter ce nom, n’est que l’une des contributions les plus
infructueuses à l'explication du problème.
Cet automne ont paru le livre de M. Zimmermann dont le
titre est mentionné ci-dessus ainsi qu'un article de M. Körting
dans la Zeitschrift für fr. Spr. u. Litt. XVII p. 188: Die
Entwickelung des Suffixes -arius im Französischen.
L'auteur de ces lignes s'occupe depuis quelque temps du
même sujet. Il avait pensé en publier une étude dès maintenant,
mais désirant élargir encore ses recherches, surtout à cause des
ouvrages de M. Z. et de M. Körting, il se voit obligé d'en
remettre la publication jusqu'au commencement de l’année prochaine.
Dans les pages suivantes, il a voulu réunir sur le travail
méritoire de M. Zimmermann quelques remarques de détail qui ne
trouveront pas place dans sa prochaine étude sur arius en roman.
M. Z. a divisé sa thèse en cinq chapitres dont le premier
est consacré au compte-rendu et à la critique des théories émises
sur la question -arius depuis Diez jusqu’ à nos jours. C'est ce
chapitre qui donne au livre de M. Z. sa plus grande valeur.
Personne avant cet auteur n'avait essayé d'écrire l'histoire
complète de la discussion sur -arius; tous ceux qui se sont occupés
tant soit peu de ce problème reconnaîtront l'utilité d'une telle
histoire. M. Z. a groupé les théories non pas suivant l'époque
où elles ont été publiées, mais bien d'après leurs différents
caractères. Ainsi il obtient d'abord deux grands groupes: 1)
hypothèses selon lesquelles le même développement est supposé pour
tout le domaine, 2) hypothèses qui attribuent aux divers idiomes,
indépendants l’un de l’autre, un développement différent de l'arius
du latin classique. La première de ces catégories est subdivisée
en a) théories phonétiques b) théories associatives.
Le principe qu'a suivi l'auteur dans cette division ne nous
paraît pas entièrement heureux. Les auteurs appartenant au premier
groupe peuvent très bien avoir reconnu la possibilité d'un
développement différent des diverses langues, mais la difficulté a été
pour eux de trouver l'explication de certaines formes comme le
` fr. der ou lit. zere qui leur ont paru remonter à des formes avec
un e de n'importe quelle provenance. [268 formes ainsi construites
ont fourni une origine acceptable même pour les langues où l'on
pourrait s’en passer, et un développement uniforme a été admis
quand-même. Du reste nous doutons fort que M. G. Paris ait
voulu admettre le même développement pour le portugais et l'espagnol
que pour le français, et nous ne comprenons pas non plus pourquoi
Diez a été placé à la tête du premier groupe. Il dit pourtant
que l’a selon le choix de chaque langue par suite de l'attraction
de l'z devient ai οἱ e ie. C'est là l'opinion, bien entendu avec
curtaines modifications, aussi de M. Meyer-Lübke, qui cependant
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