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Zimmermann, Die Gesch. des latein. Suff. -arius. 129
montrent que les formes où arius est précédé de palatale. Restent
pour appuyer la supposition de M. Z. les patois désignés par Vg.,
Th, B., G. de V., P. d'E, 0., ἘΠῚ Or aucune des formes de
ces dialectes ne correspond à arus, même sil y a des difficultés
à les rattacher directement à arius. amare donne ama mais
*operarus donne Vg., Th., B.P. d'E., 0., 09ra," Gde V.
ovrā, Pl. ovrä. Il en est de même pour les autres dialectes
cités par l’auteur. Les formes tout en offrant des irrégularités
comme dérivées d'arius, diffèrent aussi des formes qui remontent
à des mots avec un á non suivi de 7. Citons encore les formes
lyonnaises du XIII s. (Philipon R 93 p. 5). arius y donne
er, quand il n'est pas précédé de palatale, dans le cas contraire
ier: muner pomer, mais cerisier bergier. Si on peut faire
remonter zer à iarus, il est impossible d'accepter un arus pour er.
Flechtner (Alexzanderfragment) cite les formes: primeyr cavalleir.
Il suffit de ce que nous venons de dire pour montrer qu'à notre
avis le franco-provençal n'appuie guère la théorie qui nous occupe.
Parmi les nombreuses formes italiennes, M. Z. ne reconnait
comme vraiment populaire que la forme aro. 4470 serait refait
sur le féminin, ere emprunté au français. Rien n'empêche
pourtant d'admettre avec M. Meyer-Lübke que aro serait une forme
secondaire faite sur le pluriel ari et que ajo serait la forme
populaire. Dans le sicilien, la question n’est pas facile. Les
exemples de ero sont plus nombreux que ceux en aro, ajo devient
ejo. TIl se pourrait donc que ero fût la forme populaire de ario
et que aro dût être expliqué comme l'aro italien. P. 35 M. Z.
dit que aro dans les dialectes du nord est emprunté au toscan,
ce dont il se sert pour prouver que aro y était plus populaire
que ajo. Mais p. 46 il dit: auch in oberitalienisehen Dialekten
hat sich arus als ar erhalten.‘ Et en effet il n’y a guère de
raison pour regarder ces formes du nord autrement que celles du
toscan. -
Les formes rhéto-romanes peuvent remonter à arius aussi
bien qu'à arus (p. 34).
En somme on ne voit donc pas de preuves en faveur de la
théorie de l’auteur qui tiennent debout devant la critique. Nous
` ne croyons à la forme aro due au nom. pl., que pour l'it. et le
roum., et dans ces deux cas elle n’est plus une forme latine.
Le troisième chapitre traite de la composition d'arius avec
d’autres suffixes. Nous ne pouvons pas voir ce qu'il y a
d'intéressant dans ces collections de mots. Que les mots en ajo ier
etc. puissent comme tous les autres mots donner lieu à de
nouvelles formations, c'est là une chose évidente mais qui n'appartient
guère à Vhistorie d'arius. Comme critique générale contre ce
chapitre ainsi que ceux qui suivent, il faut dire que l'auteur
n'aurait dû mettre que dans un nombre de cas assez restreint des
étymologies latines. La plupart de ces mots sont formés en ro-
Nord. tidsskr. f. filol. 3die række. IV. 9
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