Full resolution (TIFF) - On this page / på denna sida - Bref från Leopold till J. Axelsson Lindblom. I. Af E. Lewenhaupt
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110 Bref från Leopold till J. Axelsson Lindblom.
ses Innol dans celle de la douceur de Nestor fjåvexrjç hy v g nvltmv
àyoQrjTriç, dans celle encore de cet homme malheureux qui roule un
grand pierre aux enfers; 1’autre dans sa description de Camille, du
cheval imité apres Homere, du cocher qui demeure suspendu sur
ses eheveaux, et dans milles autres et plus grandes et plus nobles.
Les voici ces vers admirables:
»Henri passé á 1’instant auprés d’un globe affreux,
»Rebut de la nature, avide, tenebreux;
»Ciel! d’ou partent ces cris! ces cris épouvantables!
»Ces torrens de fumée et ces feux éffroyables!
»Quels Monstres, dit Bourbon, volent dans ces climats!
»Quels gouffres enflamés s’entrouvrent sous mes pas!
»O mon fils, Vous voyés les portes de 1’Abime,
»Creusé par la justice, habité par le crime.
»Svivez moi, les chemins en sont toujours ouverts.
Qu’en dites Vous? puisque il faut étre terrible, pourroit ön mieux
1’étre? Faisons un peu attention aux sentimens qui accompagnent
cette description:
»O mon fils, dit Louis, des plus severes loix
»Poursuivent en ces lieux les princes et les rois:
»Regardez ces Tyrans adorés dans leur vie;
»Plus ils étoient puissans, plus Dieu les humilie;
»II punit les forfaits que leurs mains ont commis
»Ceux qu’ils n’ont point vengés et ceux qu’ils ont permis.
Il me semble que ces vers doivent plus faire des bons Rois que
tous les sermons de nos meilleurs Docteurs. Wen étes Vous pas
de mon avis? Si Vous ne Tetes pas, j’ai tort; mais ce qui
sur-passe encore tout c’est la maniere digne et grande dont il fait
parler le Createur des étres. Jamais Poete ne nous a depeint la
voix de FEtre supreme si respectable, et jamais la poesie n’a été
si veritablement le langage de Dieu. Quoique Vous connoissez son
Poeme^ mieux que je le puisse faire, Vous ne me refuserez point
le plaisir de Vous reciter ce beau passage:
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