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34 CHAPITRE II
noix sont mûres, on les met pendant cinq à six
mois dans de vastes citernes pleines d’eau, après
quoi l’enveloppe de fibres brunes, qui les entoure,
tombe. De ces fibres on fait des cordes, des nattes,
des brosses, des plumeaux, des matelas, etc. Les
dures coquilles se travaillent et forment des
écuelles, des coupes, des gobelets, etc. La noix
elle-même contient une huile qui s’extrait par
écrasement de l’amande une fois débarrassée de la
coque. Cette huile est pour les indigènes un pro-
duit de beauté ; ils s’en frictionnent le corps jusqu’à
ce que la peau soit souple et brillante; les cheveux
sont chaque jour huilés, aussi sont-ils épais, noirs
et luisants. Cette huile entre encore dans la com-
position d’huiles d’éclairage, de graisses de cui-
sine et de savons. Chaude, elle est claire et fluide
<3omme de l’eau; refroidie, elle se fige et a une
teinte blanchâtre. La noix moulue sert de farine et
est un important article d’exportation. Si l’on
coupe le bourgeon de la fleur, on voit s’écouler le
liquide destiné à la fécondation; ce liquide est le
vin de palme dont les indigènes s’enivrent souvent.
Par évaporation, on en obtient du sucre. Si on brise
la noix avant sa maturité, on en retire environ un
litre d’un liquide clair appelé lait de coco et qui
est la boisson favorite des indigènes. On appelle
poonac la pulpe qui reste après extraction de
l’huile; elle sert à engraisser le bétail.
Les troncs de palmiers font un très beau bois de
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