Full resolution (JPEG) - On this page / på denna sida - III. Dernières excursions dans l’île
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Go CHAPITRE III
porte sur un bâton posé sur les épaules, comme
chez nous les seaux. Autrement, la plupart des
fardeaux sont juchés sur la tête et l’on ne peut
assez s’étonner de ce que [les indigènes peuvent
porter de cette manière. Les femmes rivalisent
avec les hommes et sont aussi endurantes qu’eux.
Elles ont une belle prestance et leur démarche est
alerte et élastique. Un très singulier signe de beauté
chez ces femmes, c’est la longueur des lobes de
l’oreille ; on les leur perce dès l’enfance ; dans le
trou, on introduit un petit tampon de bois, qu’on
remplace successivement par d’autres, de plus en
plus grands, jusqu’à ce qu’enfin les lobes de l’oreille
descendent sur le cou. On les garnit alors de bijoux
et d’anneaux.
Continuellement nous croisons des chars à
bœufs, ou de petites voitures, qui s’avancent len-
tement. Elles ne sont pas aussi difficiles à croiser
que les gros camions attelés de trois bœufs de front.
Ceux-là peuvent parfois barrer complètement la
route et rendre impossible le passage de l’automo-
bile. La route de Hackgalla longe un certain temps
le miroir du beau lac bordé de roseaux et de hautes
et sauvages calles des marais. Les blanchisseurs
sont en plein travail ; nous nous arrêtons pour voir
comment ils procèdent. Partout en Orient, et sur-
tout ici, on maltraite le linge. Debout dans l’eau
jusqu’aux genoux, les laveurs frappent de toutes
leurs forces les linges mouillées contre une pierre.
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