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88 CHAPITRE IV
escale à Hongkong précisément au moment où un
terrible cyclone fît rage. Ce cyclone avait accom-
pagné le Silésia jusqu’à l’île de Geylan. Les
cyclones sont fréquents, en effet, dans ces
parages, où ils entraînent la perte de nombreux
navires et de bien des vies humaines.
Le vent va-t-il tourner et peut-on compter, pour
faire route vers l’Inde, sur une mer plus clémente?
Le capitaine l’ignore. Ce qu’il sait, en revanche,
c’est que son bateau tient bien la mer, qu’il a un
bon équilibre et gouverne bien et que lui-même
est un vieux marin expérimenté qui, depuis trente
ans déjà, navigue dans ces eaux-là.
En avant donc et à la grâce de Dieu ! Nous allons
nous embarquer sur le Silésia. Dès le lendemain
matin nous quittons Colombo et la magnifique île
de Geylan.
Des embarcations à rames, couvertes en toile
de tente, transportent, selon l’usage, les passagers
de la terre au vapeur. Les rameurs noirs
s’acquittent de leur tâche avec vigueur et notre
canot vole sur les vagues énormes, se frayant sa
voie parmi les imposants paquebots ancrés dans
la rade. Bientôt nous atteignons le Silésia. Nous
devrions lever l’ancre immédiatement, mais la
nécessité de prendre un supplément de cargaison
nous retient dans le port toute la journée. J’ai
donc tout le loisir de m’installer commodément et
de m’orienter à bord. Ma cabine, grande et spa-
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