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MATHERAN III
peut être sûr de voyager seul, ce qui est un grand
avantage.
Le voyage est pénible et long. A deux heures du
matin, nous passons à Poona, importante station
militaire, connue aussi pour son temple doré.
Regardant à la portière, j’ai presque peur en
voyant des formes mystérieuses, enveloppées de
longs manteaux vaguement gris dont elles se sont
couvert toute la tête pour se garder du froid de la
nuit. Mais notre train poursuit sa course et, à la
lumière du jour, les indigènes que nous voyons
dans les gares prennent un aspect fort pittoresque.
Le paysage n’a malheureusement rien d’attrayant.
Au début de notre voyage, du moins, nous traver-
sons une contrée déserte, où apparaissent surtout
de grands champs couverts d’une sorte de mousse
d’un bleu verdàtre. A midi, nous arrivons à Vadi,
où nous changeons de train, passons la visite
médicale et déjeunons. Nous sommes maintenant
dans le Deccan, royaume du Nizam. Des bananiers
et des palmiers y croissent en abondance, et les
arbres de corail [corallodendron] font, de loin,
l’efFet de nuages rouges qui se seraient abaissés
vers la terre.
Me voici, vers le soir, parvenue à destination.
Mes amis me reçoivent avec une chaude cordialité
et je vais passer chez eux des journées inou-
bliables.
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