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SEKUNDERABAD 123
par une pointe relevée. Elle est, en outre, toute
couverte de bijoux, bagues, bracelets, boucles,
d’oreilles, colliers de perles, de diamants et autres
pierres précieuses. Une dame d’honneur raccom-
pagne et lui sert d’interprète, la rani ne sachant
pas l’anglais. Quand les deux visiteuses ont pris
place dans le salon, la dame d’honneur tire d’un
grand nécessaire divers objets d’aspect singulier.
Tout d’abord une aiguière en argent, munie d’une
sorte de pomme d’arrosoir. Elle contient de l’eau
de rose très parfumée, dont la dame d’honneur
asperge sa maîtresse. Puis elle tend à celle-ci une
timbale ronde en argent, dont la rani se sert ouver-
tement et sans honte devant nous comme d’un cra-
choir. C’est ensuite le tour d’une boîte carrée et
assez haute en argent ; la rani l’ouvre, et nous cons-
tatons qu’elle est ingénieusement divisée en innom-
brables petits compartiments dont chacun est muni
d’un couvercle ; celui-ci enlevé, on voit différentes
substances pour le goût et pour l’odorat. La rani
se met aussitôt à mâcher du bétel. On désigne ainsi
plusieurs épices enveloppées dans des feuilles
vertes et qui ont la propriété déteindre en cramoisi
les gencives et les lèvres, ce qui passe dans l’Inde
pour une chose d’une suprême beauté, aussi en
est-il fait un constant usage, tant par les hommes
que par les femmes. Le bétel active aussi la sécré-
tion de la salive, et je comprends bientôt la néces-
sité du crachoir. Au bout d’une demi-heure, la
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