- Project Runeberg -  Sverige på kongressen i Wien 1814-1815. Historisk avhandling /
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(1883) [MARC] Author: Ernst Carlson
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Au reste notre état financier demande que le Roi connaisse les
subsides qui doivent être accordés à la Suède et quelle est la puissance qui
doit les lui payer, car, M:r le Comte, Vous êtes sans doute loin de croire
que les états généraux du Royaume assemblés dans ce moment pour
couvrir les dépenses de la dernière guerre, puissent être disposés à ouvrir
au Roi un crédit de dix ou douze millions de Rixd. pour en commencer
une nouvelle. Ces raisonnemens si naturels et si justes se présentent
d’abord à la pensée de tout homme qui connaît la Suède et son intérieur,
qui sait combien le suédois est jaloux de sa liberté et pointilleux sur
cette matière. Ainsi, si d’un côté il ne faut pas affaiblir par d’injustes
défiances nos rapports avec les Gouvernemens dont nous désirons
conserver l’amitié, d’un autre côté nous devons respecter nos loix
constitu-tionelles, et regarder comme une obligation de ne point effaroucher les
deux peuples de notre péninsule en nous jetant légèrement et sans
conditions dans un état de guerre qui prononce sur le fond de cette question,
sans avoir préalablement discuté les intérêts de la Suède et de la
Norvège. Il ne s’agit donc, M:r le Comte, que de replacer les choses dans
leur état primitif et partir du traité de Paris qui a terminé la guerre et
mis fin à la coalition contre la France.

S’il s’agît aujourd’hui de former une nouvelle confédération, il faut
établir impartiellement les principaux motifs de la guerre et discuter sur
le besoin, qu’a telle ou telle autre puissance, de la faire, et sur les
raisons que peuvent avoir les autres pour ne pas y prendre part. Les
puissances limitrophes ont peut-être un intérêt direct, et nous sommes loin de
blâmer les précautions que ces mêmes puissances ont cru devoir prendre ;
mais la Suède est si éloignée des rives du Rhin et des Alpes réthiennes
et maritimes, que sa position semble lui prescrire de voir venir les
propositions qu’on lui fera et de ne point se presser de s’engager. La
mauvaise foi du Gouvernement Danois, l’inexécution du traité de Kiel par ce
Gouvernement, les sophismes qu’il a employés pour se faire remettre la
Poméranie, l’appui qu’il a trouvé dans Milord Castlereagh et M:r de
Mettemich; appui qui attaque les principes de la morale, de la justice,
de la bonne foi des gouvernements et des promesses écrites; tous ces
motifs plaident assez hautement la cause de la Suède et l’autorisent à
réclamer l’exécution de promesses anciennes avant de s’exposer aux
chances d’une nouvelle guerre qui pourrait ne pas être aussi heureuse que la
dernière.

Le Roi veut donc, M:r le Comte que Vous évitiez de placer la Suède
en état de guerre contre aucune puissance que ce soit et le Roi Vous
ordonne de lui faire connaître les conditions tant priliminaires
qu’éventuelles qu’on propose à la Suède, si l’on désire qu’elle rentre en lieu.

Le Roi déplore vivement les malheurs prêts à peser sur l’Europe et
S. M. ne saurait voir, sans un sentiment profond et douloureux, ce
nouveau choc qui va mettre en jeu toutes les passions et réveiller tant
d’intérêts froissés.

N:o 6. Depesoh fr&n gr. Lôwenhielm till gr. Engestrôm.

Vienne le 7 Juin 1815.

Les négociations relatives à la Poméranie sont enfin terminées, après
bien de peines et bien de craindres de les voir rompre.

Ci-joint j’ai l’honneur de transmettre à Votre Excellence le Traité
signé en ce jour par moi sub spe rati, avec toutes ses pièces additionnelles.

11 me reste à détailler à Votre Excellence la marche que cette
négociation a eue en dernier lieu.

L’Empereur Alexandre, voulant faciliter la négociation, m’avait fait
proposer par le Prince de Rasoumoffsky, de rabattre un demi-million de

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