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la conférence que j’avois eue avec les orateurs. Il ne
voulut jamais repondre. Fredr. Horn se leva et dit qu’il avoit
entendu, que j’avois offert ma médiation aux Etats. A cela
le Maréchal de la diète répondit: Que, comme honnête
homme, il ne pouvoit pas nier, que cela ne fut vrai; mais
comme Maréchal de la diète, il ne pouvoit pas le dire. Ma
chère mère sent combien cette réponse prêtoit au ridicule,
et quelle tournure la délibération devoit prendre, après
une distinction aussi extraordinaire. Aussi fut elle une des
plus confuses et des plus tumultueuses de cette diète.
Personne ne s’entendoit, et on ne savoit ce qu’on disoit. Le
Maréchal de la diète* avoit perdu tout à fait la tête; il ne
savoit plus où il en étoit. Enfin on finit à 5 heures par
aller aux voix, si le Maréchal parleroit ou se tairoit et la
négative l’emporta avec 31 voix, qui étoient exactement le
nombre des gens du comte de Fersen, qui votèrent
ouvertement avec les B1).
Voilà la fin que prit cette affaire. J’en ai tiré le
fruit, que tout le monde assure, que j’ai voulu
accommoder les affaires et que les Etats ne l’ont pas voulu et
que la démarche des trois ordres de présenter l’acte
d’As-surance séparément, a été suspendue. Us ont eu peur, que
je ne saisisse ce moment, pour leur offrir ma médiation,
qui leur fait une frayeur si étrange, qu’ils n’ont pas voulu
risquer cette démarche.
J’ai voulu depuis faire imprimer mon discours, et les
actes du sénat, et sur cela le sénat a envoyé toute cette
affaire au Comité secret, où elle repose jusqu’après les fêtes.
Cependent on a imprimé à Örebro mon discours, à mon
insu, et il coure maintenaut tout le pays. Il faudra voir
ce qu’on fera à la rentrée des Etats. Jusqu’ici c’est un
tems de calme.
Ce qui regarde le mariage de mon frère est encore ’
très indécis. On n’y a rien fait. Il sait tout ce qui se
passe dans cette affaire, et tout ce qui est venu à ma
con-noissance, et je crois qu’il l’aura mandé à ma chère mère.
Les B.1) n’y sont pas trop portés, non par rapport à la per-
*) Bonnets.
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