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que je suis convaincu plus que jamais, que le sien est
excellent. Il a un très bon jugement; il déteste les
méchants, les fourbes, les hommes qui en imposent au dehors,
et qui sont ordinairement foibles et méchants de près. Je
voudrois que ni vous ni moi n’eussions jamais connu des
caractères d’une si mauvaise espèce. Mais, ma chère soeur,
il faut supporter les maux lorsqu’on ne les peut changer.
Je suis à ce tems très solitaire; sans musique ni théâtre.
La guerre m’avoit obligé à tout congédier; mes dépenses
étoient si fortes pendant ce tems, qu’il étoit impossible de
soutenir cela pendant la guerre. Me voilà donc, pour tout
fruit d’une année pénible que j’ai passée, me voilà réduit
à rien, et pourtant content. Dans une année j’espére avoir
rétabli tout cela; l’année prochaine, si en même tems je
pouvois espérer de vous revoir, ma chère soeur, et vous
présenter mes hommages, sous ce toit rustique. J’en nourris
toujours l’espérance et seroi toute ma vie, avec les
sentiments de la plus tendre amitié et de l’attachement
, ma très chère soeur
• votre très dévoué frère
et serviteur
HenrL
xxvn.
Egenhändigt bref frân Konung Gustaf III till d. v. kammarherren,
sedermera general-löjtnanten ooh seraphimer-riddaren friherre
Evert Wilhelm Taube; dateradt Drottningholm
den 7 September 1779 1).
J’ai reçu, mon cher Taube, deux de vos lettres, du 8
et du 20 août, et hier au soir celle du 16, que le baron
Ehrensvard m’a remise. Je suis charmé d’apprendre que
vous vous portez bien. Je ne diroi pas que je suis aussi
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