Full resolution (TIFF) - On this page / på denna sida - Sidor ...
<< prev. page << föreg. sida << >> nästa sida >> next page >>
Below is the raw OCR text
from the above scanned image.
Do you see an error? Proofread the page now!
Här nedan syns maskintolkade texten från faksimilbilden ovan.
Ser du något fel? Korrekturläs sidan nu!
This page has never been proofread. / Denna sida har aldrig korrekturlästs.
patience et surtout de celles que le courrier d’Espagne doit
m’apporter. On me mande que c’est le marquis de
Guada-laxara qui doit remplacer M. de Liano ici; il est à Paris;
je vous prie de mander quel homme c’est que ce marquis,
et de tâcher de vous lier avec lui et de lui inspirer les
impressions qui soient utiles pour son séjour ici. M. de Liano
reste jusqu’ à ce printems.
J’ai été, il y a deux jours, en ville, pour arranger des
étrennes èt il a pensé m’arriver une belle aventure. J’étois
arrivé le Vendredi au soir si incognito, que presque
personne ne le savoit. Je suis allé le Samedi matin, avant que
de partir, dans l’atelier de Sergel, pour voir ses ouvrages,
et j’y suis resté une bonne heure. J’en étois à peine sorti,
que la Reine-mère y est arrivée. Imaginez vous le beau
coup de théâtre que cela auroit fait, si nous nous y fussions
rencontrés nez à nez ! On auroit cru, que cela avoit été une
affaire arrangée; enfin, que sais-je? j’aurois été très fiat,
comme on le dit en bon suédois, et je ne sais comment je
m’en serois tiré. Ma bonne étoile en a disposé autrement,
et m’a fait partir tout juste, pour ne me pas trouver dans
cet embarras. Sergel a fait mon buste, qui, dit-on, est très
ressemblant. Il est occupé à le tailler en marbre.
Je vous prie de faire mes compliments à Strbmfelt, au
comte Clas et à Anton De Geer. On dit que Stromfeït est
de toutes les belles sociétés et de celle même de madame
de Brionne. J’en suis bien aise, quoique cela me surprenne.
Si vous la voyez, je vous prie de lui faire mes compliments,
et de lui dire toutes les jolies choses possibles de ma part,
ainsi qu’à la maréchale de Luxembourg. Dites lui, je vous
prie, que si j’avois été à Paris, comme vous, ce n’eut pas
été sous le guichet du Louvre que je l’eusse rencontrée
mais que mon premier soin eut été d’aller la voir.
Adieu, mon cher ami; portez vous bien, et croyez que
je vous aime de tout mon coeur.
Gripsholm ce 14 Dec. 1779.
<< prev. page << föreg. sida << >> nästa sida >> next page >>