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Egenhändigt bref af Konung Gustaf lil till d. v. kammarherren,
sedermera general-löjtnanten och seraphimer-riddaren, friherre
E. W. Taube; dateradt Gripsholm den 21 Deoember 1779 1).
Le courrier d’Espagne, si longtems attendu, vient enfin
d’arriver Samedi passé, et m’a apporté, mon cher Taube,
votre lettre du 25 Novembre. Je suis enchanté de tout ce
que vous me dites de votre séjour à Paris, et, surtout, des
deux comtesses, et j’en suis si aise, que je vous pardonne
le persiflage avec lequel vous louez mon adresse, de me
ménager également entre ces deux dames. Mais, en vérité,
ce n’est point à vous, à me rien reprocher là-dessus; vous
êtes maitre passé dans cette science, et je me souviens de
vous avoir vu partager vos grâces entre deux dames, qui
vivoient dans la même maison et qui n’étoient pas éloignées
de 600 lieues, comme le sont mes deux comtesses. En
attendant madame de la Marck aura incessament le
portrait de mon fils, que je vais commander après demain, et
je vous l’enverrai, pour le lui remettre et faire ma paix.
Elle est cependant bien bonne, de vous avoir dit, qu’elle
me l’avoit demandé; elle m’a simplement écrit qu’elle
sou-haîtoit de savoir des nouvelles de mon fils, s’il parloit, s’il
avoit des dents etc. etc. Elle ne m’a même jamais parlé
du portrait envoyé à madame de Boufflers. Enfin, le
portrait de mon fils viendra dans un mois et nous reconciliera.
Je ne suis point étonné que nos ministres mandent
quelquefois des nouvelles si peu croyables et y ajoutent foi;
qu’ils bâtissent des raisonnements politiques très savants
sur ces nouvelles et qu’ils sont si souvent trompés, lorsque
des gens de la cour du monde la moins secrète sont si peu
informés de ce qui se passe, croyent si aisément aux
histoires, qui n’ont pas le moindre fondement, et qui, par leur
’) *Efter originalet, bland öfverstekammarjankaren friherre E. W. Taubes
efterlemnade papper.
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