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nature même, doivent paraître incroyables. Je sais d’où
vous vient la nouvelle, que vous me mandez d’un
accommodement. On l’a cru ici, parce que la cour ne revenoit pas en
ville et ce devoit être cela même qui dût persuader à tout
le monde, qu’il n’y avoit pas d’accommodement sur le tapis,
puisqu’on évitoit, avec tant de soin, les moyens que la
proximité eut pu fournir aux négociations, et surtout aux
négociateurs. Je ne vous cacheroi pas, que l’état où se trouvent
la mère et le fils ne peine ce dernier infiniment; mais cela
ne change én rien sa résolution. Il est triste pour lui, de
ne pouvoir voir sa mère; mais après ce qui s’est passé, cela
lui est devenu impossible; sans parler de la crainte des
rechutes, il y a sa femme, qui y met un obstacle invincible,
au quel il n’y a pas d’emplâtre, et avec toutes les envies
du monde de raccommodement, elle restera toujours un
obstacle insurmontable. Outre cet obstacle, il faudroit se
séparer de tous ses entours, et cela n’est ni faisable ni
propo-sable. Le monde n’en est guère d’ailleurs occupé. On
tient, dans l’absence de la cour, une grande maison, et on
donne bal toutes les semaines une fois. Cela n’a pas l’air
du malheur, et par conséquent on n’excite ni ne cherche à
exciter de la pitié, qui seroit, politiquement parlant, le seul
sentiment fâcheux; car il porteroit de l’ombre sur le
caractère du fils et c’est ce qui n’est pas.
Pour ce qui regarde mon frère, et ce que madame de
Boufflers vous en a dit, je puis vous assurer que nous sommes
très bien ensemble; il ne m’a pas quitté de tout l’été, et je
ne sais même rien, qui aie pu donner lieu à croire que
nous étions moins bien; à moins que cela n’aie été le*refus
d’argent que Mfirner a essuyé; mais il y avoit de
l’impossibilité physique.
Pour ce qui regarde notre projet de Spaa, je vous prie
de me mander, pour quel tems vous avez fixé votre retour;
c’est sur cela que je prendroi mon parti. Tant que la
guerre ne sera que maritime, elle n’y mettra pas d’obstacle ;
nos vaisseaux protégeront notre commerce comme cette
année, et je seroi à Spaa plus près des nouvelles, pour en
profiter. J’ai en vérité, pour ma santé et surtout pour mon
âme, besoin de changer de climat, et de respirer un mo-
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