Full resolution (TIFF) - On this page / på denna sida - Häfte 3 - Strödda Meddelanden och Aktstycken - Bref upplysande svenska historien - Öfverstekammarjunkaren frih. Carl Bonde till Gustaf IV Adolf från en beskickning till Napoleon 1801—1802
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STRÖDDA MEDDELANDEN OCH AKTSTYCKEN.
beaucoup; et reprenant ensuite son serieux, il me dit: »L’empereur
Alexandre aurait pû soutenir le système commencé par Paul premier ;
mais il ne l’a pas voulu, et maintenant c’est fini.» »Mais si des
circonstances malheureuses», fut ma reponse, »ont fait manquer le
plan de la Coalisation du Nord, les principes, sur lesquels elle était
basée, n’out point fini. Ils existent toujours: et il s’agit maintenant
de savoir, si la France laissera tranquille cette prépondérance de la
Russie dans le Nord, qui est tant à l’avantage d’Angleterre, sans
concourir à l’établissement d’un contrepoids, qui pourrait la balances».
Le Consul me dit alors: »Assurément la France ne pourra point
souffrir, que la Suède soit genée par un voisin aussi formidable, les
anciens liens entre la France et la Suède peuvent être resserrés, si
le Eoi continue dans le système qu’il a adopté. On peut faire un
traité de commerce, et d’ailleurs je crois, que la France, ayant cédé
Lisle de S:t Barthélemy à la Suède, s’est reservée quelques droits de
commerce à Gothembourg: tout cela peut être réglé.» Ma reponse
fut, »qu’un traité de commerce pouvait sans doute être conclu entre
les deux pays; mais que ces sortes de transactions ne devaient qu’être
des suites d’une liaison plus étendue; qu’il était avant tout question
de convenir des bases d’une liaison, sans quoi toute autre, convention
me semblait un fruit prématuré ; que le roi désirait savoir, si le
Premier Consul croyait une balance nécessaire clans le Nord, et s’il
trouvait l’alliance de la Suède la plus propre à ce but; que dans le cas
affirmatif sur ces deux questions, le roi désirait se concerter avec le
Premier Consul sur les moyens de mettre la Suède en état de
remplir à cet égard ses engagements avec la France; qu’il me semblait
que la Suède était la seule puissance dans le Nord en état de se lier
avec la France, vû que les intérêts de la Eussie, et la position
géographique du Dannemare, ainsi que d’autres considérations de son
coté, s’opposaient à cette liaison politique.» Sitôt que j’avais prononcé
le mot de Dannemare, le Premier Consul m’interrompit et me dit ces
paroles: »Monsieur, quand le Eoi vous enverra des instructions
nécessaires, on pourra traiter et nous verrons ce qu’il y aura à faire.» En
disant ces mots, il fit une révérence très honnête, et s’en alla vers
la cheminée. Je restai tranquille au milieu de sa chambre, et pour
être sur de mon fait, je répétai les mêmes mots: »Quand le Eoi
m’enverra des instructions on pourra donc traiter des bases d’une
liaison solide, et nous verrons ce qu’il y aura à faire. C’est là votre
avis, Général ?» »Qui Monsieur le Baron», dit il, «mandez cela au
Eoi». Je fis une révérence, et sortis.
6.
Paris den 4 December 1801.
Ayant eu l’honneur de mettre aux pieds de Votre Majesté dans
l’apostille n:o 1 l’exposé de mon entretien avec le Premier Consul,
Apostill n. 2. -Ank. d. 22 December.»
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