- Project Runeberg -  Nordisk tidskrift for filologi (og pædagogik) / Tredie række : Sjette bind /
86

(1874-1922)
Table of Contents / Innehåll | << Previous | Next >>
  Project Runeberg | Catalog | Recent Changes | Donate | Comments? |   

Full resolution (JPEG) - On this page / på denna sida - Sidor ...

scanned image

<< prev. page << föreg. sida <<     >> nästa sida >> next page >>


Below is the raw OCR text from the above scanned image. Do you see an error? Proofread the page now!
Här nedan syns maskintolkade texten från faksimilbilden ovan. Ser du något fel? Korrekturläs sidan nu!

This page has never been proofread. / Denna sida har aldrig korrekturlästs.

86 Kr. Sandfeld Jensen: Anm., af Staaff, Le suffixe -arius. plus approfondie qui ait encore parue sur ce sujet, et en même temps un beau témoignage du zèle et de l'habileté avec lesquels on s'occupe en Suède de la philologie romane. Comme on le sait, les langues romanes possèdent comme continuateurs du suffixe latin -arius les suffixes fr. -ier (premier), -aire (primaire), it. -ajo (gennajo), -aro (denaro), -iero, -ieri, -iere (pensiero, forestieri, lanciere), port. -eiro (janeiro), esp. -ero (caballero), roum. -ar (cotar). De ces formes il s'agit d'expliquer fr. -ter, it. -zero, -ieri, -iere, les autres s’expliquant facilement par les lois phonétiques. Comment l’a de -arius a-t-il pu se transformer en 16, développement habituel de l'e bref? A cette question les uns ont répondu que l’z de -ari aurait modifié l'à en e qui se serait ensuite diphthongué, les autres que -arius aurait été substitué par rius ou influencé par voie analogique. Mais ces explications se heurtent contre de très grandes difficultés parmi lesquelles il suffit de relever qu'il serait inexplicable, pourquoi les palatales devant -zer sont traitées comme devant a (berbicarium > berg(i)er comme manducare > manger). Cette circonstance a amené l'hypothèse de M. Paris: le suffixe fr. ier est le développement de -arius précédé d'une palatale (-iarium > -ier), opinion trop vite abandonnée devant l'objection que «a entre deux palatales devient z». M. Meyer-Lübke a ensuite signalé la différence de développement entre -ariu- > -ier, -aria > -aire, tandis que M. Körting, ainsi que M. d'Ovidio, a émis une théorie assez artificielle qu'il est inutile de reproduire ici. M. Staaff, qui a voulu «réunir les faits qui sont de nature à éclaircir les problèmes phonétiques qui se rattachent au développement de -arius en roman», commence par démontrer, avec M. Morf, comment l'objection «a entre deux palatales devient i» est peu fondée. Il est vrai que l’a de jacet devient z (gisi), mais -iariu- et -jace- ne sont pas des phonèmes pareils et, par conséquent, leurs développements n’ ont pas du tout besoin de l'être. On peut donc très bien partir de -;arius, et l'auteur suppose la série suivante de développements: -tarium > -iar > -ieir > -ier, c'est à dire: dès que l'a de -iarium s'est transformé en ze, d'après la loi de Bartsch, le développement ultérieur du suffixe est analogue à celui du suffixe -ërium, dont le passage en -ier par voie phonétique ne saurait être contesté (monasterium > moutier, psalterium > psautier). De très bonne heure la terminaison -;er a dans le français du centre supplanté -air, -er provenu de -arius non précédé d'une palatale, ainsi que -azre qu'on attendrait au féminin (comp. aria > aire, paria > paire). Nous avons donc enfin, ce semble, une explication acceptable de la forme -ier en français, car, comme l'auteur l’a très bien démontré par un examen detaillé des dialectes, la différence de développement entre -arius et pal. -+ arius est un fait incontestable, et de plus nous voyons dans le dialecte lyonnais la terminaison

<< prev. page << föreg. sida <<     >> nästa sida >> next page >>


Project Runeberg, Wed Jun 17 00:22:07 2026 (www-data) (download) << Previous Next >>
https://runeberg.org/nordfilol/3r6/0098.html

Valid HTML 4.0! All our files are DRM-free