Full resolution (JPEG) - On this page / på denna sida - I. L’île des pierres précieuses : Ceylan
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l’île des pierres précieuses : ceylan i5
animaux, il y a surtout l’éléphant, soit sauvage soit
domestiqué. Les buffles sont très nombreux; à
demi domestiques, ils servent de bêtes de trait.
Les insectes ne sont pas aussi gênants qu’on se
l’imagine en Europe. Ceux qui étonnent le plus
sont les insectes-feuilles (mimétisants) ; les ento-
mologistes ont ici tout un monde à étudier. Beau-
coup de ces insectes ont une ressemblance si
trompeuse avec des plantes (feuilles ou petites
branches) qu’on ne peut, sans la plus grande
attention, savoir si vraiment on a devant soi un
insecte ou une feuille, une branche, un rameau. On
voit parfois des mille-pattes, dont le corps a la
longueur de l’index. Malgré leur aspect désa-
gréable, ils ne sont pas aussi dangereux qu’on se
l’imaginerait; ils sont pourchassés par des lézards
verts, qui, partout, agiles et rapides, rampent sur
les murs et qui sont friands de tous les insectes et
les gobent. Des papillons géants aux plus vives
couleurs volent par essaims; parfois ils font de loin
l’effet d’un nuage éblouissant. Les petits oiseaux à
tête bleue, qui sans arrêt chantent « tekik, tekik »,
se voient très bien, quand, à toute vitesse, ils
volent à la poursuite des papillons et les attrapent
avec une grande habileté.
Un vrai fléau de l’intérieur du pays, en dehors
des régions côtières ou montagneuses, ce sont les
sangsues. Les ouvriers dans les bois et dans les
champs, ou tous ceux qui, pour une raison quel-
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