Full resolution (JPEG) - On this page / på denna sida - V. Matheran
<< prev. page << föreg. sida << >> nästa sida >> next page >>
Below is the raw OCR text
from the above scanned image.
Do you see an error? Proofread the page now!
Här nedan syns maskintolkade texten från faksimilbilden ovan.
Ser du något fel? Korrekturläs sidan nu!
This page has never been proofread. / Denna sida har aldrig korrekturlästs.
MATHERAN IO7
soumis à des cahots qui ne doivent pas rendre des
plus agréables ce mode de voyager. Un rideau
enveloppe le « dholi »
.
Nos chevaux vont d’une bonne allure. Au bout
de deux heures, nous atteignons l’hôtel de Mathe-
ran, au milieu d’une magnifique forêt. Des échap-
pées ménagées parmi les arbres n’en ouvrent pas
moins au regard une vue étendue : on aperçoit au
loin l’océan, et même la ville de Bombay. Quelle
différence entre la température délicieuse d’ici
’
et l’air humide et lourd de la plaine ! Il règne
ici une fraîcheur exquise entretenue par une brise
bienfaisante.
L’hôtel est entouré d’une large véranda qui
préserve les chambres de la chaleur et d’un jour
trop cru. Au lieu de fenêtres, des toiles métal-
liques, qui laissent libre jeu au passage de l’air.
Toutes les chambres sont pourvues d’une salle
de bain et d’un cabinet de toilette.
Le matin du premier jour, je suis éveillée par
un cri perçant. Je saute à bas de mon lit pour
aller voir ce qui se passe et qu’aperçois-je sur un
arbre tout proche de ma véranda ? Un énorme
singe au pelage fauve, mais dont la face est gris-
clair et se termine pas une longue barbe noire.
Cette vue me cause un léger saisissement, car je
ne suis pas faite encore aux apparitions de ce
genre; cette bête grimaçante, perchée en face de
moi en plein soleil, est vraiment hideuse à voir.
<< prev. page << föreg. sida << >> nästa sida >> next page >>