Full resolution (JPEG) - On this page / på denna sida - VII. Une veille de Noël «au camp»
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l3o CHAPITRE VII
Après le déjeuner, on se met en route pour aller
chasser le canard et la bécassine. Les uns font le
trajet en voiture, les autres en palanquin. Qu’on se
représente, pour se faire une idée de ce dernier
mode de transport, une armoire renversée munie
de fenêtres et de portes à glissières. L’intérieur
est garni de matelas, de coussins et de draperies.
On peut s’y étendre confortablement, avant le
départ, mais une fois en marche, on est fortement
cahoté et meurtri. Car les huit hommes qui portent
le palanquin en courant le soulèvent, il va sans
dire, à chaque mouvement. Cette manière de
voyager m’étant déjà connue, je préfère cette fois
user d’une monture.
La contrée que nous parcourons présente un
aspect enchanteur et varié. Des arbres gigan-
tesques nous abritent parfois des rayons brûlants
du soleil, des ruisseaux apparaissent ici et là, et
bientôt nous apercevons dans le lointain le beau
lac où nous allons chasser le canard et derrière
lequel une chaîne de montagnes bleuit à l’hori-
zon.
Nous traversons un village dont le propriétaire,
un rajah, se joint à nous. Il porte une longue et
large tunique de soie rose, un large pantalon
blanc orné de volants par en bas et des souliers
brodés d’or. La tête est couverte d’une coiffure
haute et ronde sans visière, tout en tissu broché
d’or.
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