Full resolution (JPEG) - On this page / på denna sida - VII. Une veille de Noël «au camp»
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l38 CHAPITRE VII
disparaissent et vont se cacher derrière des arbres
et des buissons.
Nous nous taisons, mais dans la nature des tro-
piques on perçoit toujours mille bruits. Et quelle
excellente occasion d’observer avec étonnement et
avec admiration tout ce qui vit et s’agite dans la
forêt! Frémissements et murmures, feuilles cares-
sées par le vent ou tombant avec un léger bruisse-
ment, oiseaux qui volent et qui chantent. Certes,
les forêts de mon pays connaissent tout cela. Mais
ce que nous n’avons pas en Suède, ce sont les per-
roquets au plumage éclatant et au cri si perçant,
les singes de toutes grandeurs qui sautent de
branche en branche par bonds puissants, les ser-
pents qui sifflent, et tant de curieux insectes qui
susurrent et bourdonnent. C’est un fourmillement
de millions d’êtres vivants et qui tous ne sont là
que pour vivre les uns des autres.
Mais on entend l’appel monotone des beaters. Et
voici que bondit devant nous un cerf sambour
superbe, aux bois énormes, à l’allure fîère et élé-
gante. Un coup de feu ! La balle est bien placée. La
bête est touchée; finis ses ébats !
Tout à coup, un rugissement ébranle l’air. C’est
le tigre qui bondit vers nous, avide de sang et
magnifique à voir. Pan ! Il s’écroule à son tour,
baignant dans son sang, à faible distance. Il y a
un moment d’angoisse. La frayeur et la tension
d’esprit m’ont fait trembler. Les arbres mêmes,
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