Full resolution (JPEG) - On this page / på denna sida - VII. Une veille de Noël «au camp»
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UNE VEILLE DE NOËL « AU CAMP » 187
notre caravane comprend un grand nombre de
soldats, d’agents de police, de shikaris et de
beaterSy c’est-à-dire d’indigènes chargés de battre
le tambour pour faire sortir le tigre de son repaire.
Nous sommes aujourd’hui commodément installés
sur le dos d’un éléphant.
Il n’y a pas de sentiers frayés, et nous allons
droit devant nous à travers fourrés et marécages,
parmi des amas de pierres et le long de petits cours
d’eau.
Voici justement un endroit où le tigre vient
étancher sa soif lorsque le sang, dont il est avide,
lui fait défaut.
Un frisson me secoue à la pensée que le fauve
souple et rusé va peut-être faire soudain son appa-
rition et assouvir sa férocité sur l’un ou l’autre
d’entre nous. Mais tout se passe bien.
Nous débouchons sur un chemin, indiqué par
des pierres blanches disposées là à l’avance, et au
bout de quelques heures, nous arrivons à desti-
nation, c’est-à-dire aux arbres où les matchas
ont été suspendus.
C’est là que nous attendrons le tigre.
Le sort assigne à chacun de nous son arbre. Ma
place est auprès de Sir Alee Pinliey, gouverneur
d’Haiderabad. Nous grimpons à l’arbre par une
échelle et nous nous y établissons, silencieux,
retenant notre souffle. Sir Pinhey, son fusil chargé
à la main, se tient prêt à tirer. Tous nos aides
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