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OOTOCAMUND 169
alors qu’elle n’était que blessée, il s’approcha pour
l’examiner; mais elle bondit et le renversa. L’of-
ficier eut la présence d’esprit de serrer le cou de
l’animal, sous lequel il gisait, essayant de l’étouffer ;
alors son shikari (rabatteur) accourut et tua la
bête d’un coup de feu. Il lava la plaie de son
officier et le porta à l’ambulance de la caserne.
Tout fut inutile. La griffe empoisonnée du léopard
avait labouré le bras del’ofïîcier qui mourut avant
d’être amputé; il avait eu un empoisonnement du
sang. Mort à six heures du soir, il fut enterré le
lendemain matin, dès sept heures, dans le délai
des quinze heures réglementaire aux Indes. Ce fut
une cérémonie des plus imposantes. Le cercueil était
porté sur un affût attelé de quatre chevaux noirs.
Sur le cercueil, étaient le sabre et le casque du
défunt. Immédiatement derrière, venait son che-
val, puis les camarades et tout le régiment. Au
moment de la descente du cercueil dans la fosse,
quatre officiers s’avancèrent ettirèrent chacun deux
coups de feu. Puis les trompettes sonnèrent le
« dernier appel », ultime salut, suivi de la marche
funèbre de Beethoven. Après cette cérémonie tris-
tement impressionnante, ce fut un grand contraste
que de voir les camarades et le régiment, en reve-
nant de la tombe, défiler sur un rythme alerte en
chantant gaiement : a C’était un joyeux camarade. »
L’idée est celle-ci : il est triste de porter un ami
en terre, mais quand on l’y a mis, il convient
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