- Project Runeberg -  Upsala Universitets Årsskrift / 1864 /
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20 A. M. Petersson.

Dans le frangais, comme dans d’autres langues, il arrive souvent
que la proposition principale d’une phrase conditionnelle est å son tour
subordonnée ä une autre proposition. Pour le mode du verbe il fant
faire attention å ce tour de phrase, car souvent le verbe doit étre mis
au subjonctif !). En outre, si dans une phrase conditionnelle de la
seconde espéce la proposition principale, dont l’action se rapporte ou
au préseot ou au futur ?), est soumise å une autre proposition dont le
verbe désigne le passé, il est å remarquer que les formes des verbes
de la phrase conditionnelle recouvrent leur siguification primitive et dé-
signent comme å l’ordinaire le passé 3). Mais å cela pres ce cas n’offre
rien de remarquable. En voici quelques exemples:

Je doute qvu’il réussisse, si on ne Faide pas. (Lequien). —
Croyez-vous quil fåt venu, si je l’avais invité. (Lequien). — Je
doute que l’expérience nous les fåt éviter, s’il nous ait permis de faire
deux fois le méme chemin. (La Rochefoucauld), — On a répété que,
si Moliere donnait ses ouvrages de nos jours, la plupart ne réussi-
raient pas. (Chamfort). — Je m’assurais qu’il serait impossible d’at-
teindre des mains å cette hauteur, si nous étions forcés å revenir.
(Nodier). |

La pbrase est assez souvent elliptique. Si la proposition princi-
pale est ellipsée, comme il arrive frequemment, cette figure exprime pour
P’ordinaire un souhait ou désir ardent.

Si vous saviez combien ceci m’a fait souffrir! (Andrieux). —
Si je pouvais dormir! mais quelle est ma faiblesse! (Jouy). — Oh!
8 des traits & doux suspendaient mes tourments! (Ducis). — Encore
sil entendait raison, mais non, c’est le plus entété des hommes.
(Nap. Landais).

Mais il arrive aussi que la proposition conditionnelle est a suppléer;
et c’est de cette maniere que les affections, l’ironie, la modestie ou I’ur-
banité aiment å s’exprimer. En voici quelques exemples:

Pourrais-je å ce penchant abandonner mon åme? (Longepierre).
Crotrait-dl ma douleur moins vive que la sienne? (Racine). — Et je
me laisserait protéger, c’est-å-dire tyranniser par elle! Plutöt mourir!
(Scribe). — J’aimerais qu’on travaillåt å former le ceur et V’esprit
de la jeunesse. Ce devrait étre le principal objet de F’éducation.
(Cité par Wailly). — On dirait quwil va pleuvoir. (Cité par Wailly).

!) Voir ci-dessus, p. 11.
2) Voir ci-dessus, p. 10.
?) Voir Mätzner, Fr. Gr., p. 376.

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