- Project Runeberg -  Upsala Universitets Årsskrift / 1864 /
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22 | A. M. Petersson.

désir ou un commandement, mais elles peuvent aussi en quelque sorte
exprimer une condition. En voici quelques exemples:

Quwil parle, tout se tait. (Acad.) — Vienne une puissance, les
arts se mettront å son niveau. (Soulié). — Avoue-te et je te par-
donne tout. (Dumas). – Commandez qu’on vous aime, et vons serez
aimé. (Racine).

Les propositions interrogatives tiennent assez souvent la place
d’une proposition conditionnelle. Les propositions négatives dont le
verbe est le verbe substantif étre ont cela de commun avec les propo-
sitions interrogatives que dans ces propositions-lå, comme d’ordinaire
dans PF’interrogation, il y a inversion du sujet:

Voulons-nous äre heureuxz? évitons les extrémes. (Fontanes).
Parle-t-on d’un malheur, d’une peine vivement sentie? je tremble que
le cours de sa vie n’en soit pas exempt. (M:me de Souza). — Cet
ouvrage serait fort bon, n’était la négligence du style. (Acad.) — Et
n’eåt été Léonce, ce dessein serait tombé. (Corneille).

Pour donner ou de la force ou de la gråce au discours, on se sert
parfois d’une phrase alfirmative, surtout sans aucune conjonction copu-
lative, au lieu d’une phrase conditionnelle. C’est aussi pour cela qu’on
emploie une locution impérative ou une proposition interrogative au lien
d’une proposition conditionnelle. Mais quant aux propositions affir-
matives de cette nature nous faisons remarquer qu’on peut, selon nous,
les expliquer pour la plupart tout aussi bien en réintégrant la conjonc-
tion quand.

Il avance, on se retire. Il poursuit, on se dérobe å sa poursuite.
(Le Sage). — On résiste, elle ordonne; on fléchit, elle opprime Et
traioe le vaincu des fautes j’usqu’an crime. (C. Delavigne). — Et
par ellipse: Elle est loin, par bonheur; je respire. Elle ici! Je
craindrais pour ses jours et pour les miens aussi. (C. Delavigne).
Les phrases -dites disjonctives ont parfois le sens d’une phrase con-
ditionnelle. Pour le voir on n’a qu’å faire du premier membre une
proposition conditionnelle négative ou affirmative selon que ce membre
est afirmatif ou négatif!).

Je connais mal Junie ou de tels sentiments Ne mériteront pas
8es applaudissements. (Racine). — Parle ou c’est fait de toi. (Par-
seval-Grandmaison). — Celle qui n’a dit mot, Monsieur, c’est la plus
belle, ou je ne suis qu’un sot. (Corneille).

!) Voir Mätzner, Fr. Gr., p. 556.

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