- Project Runeberg -  Sverige på kongressen i Wien 1814-1815. Historisk avhandling /
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(1883) [MARC] Author: Ernst Carlson
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cet objet, mettrait la Suède dans la nécessité d’aller chercher cette
garantie, si nécessaire, dans les archives d’une antre puissance, qui alors
pourrait elle-même avoir des motifs de ne pas s’y prêter.

J’insistai en conséquence sur la nécessité que le Comte de Bernstorff
acceptât l’obligation d’échanger à Berlin par le canal du Ministère
Prussien et simultanément avec l’échange des autres ratifications nécessaires
au Traité avec la Prusse, celle des déclarations réciproques du
Danne-marc et de la Suède.

Après bien des peines le Prince de Hardenberg parvint à faire
entendre raison au Comte de Bernstorff sur cette affaire, et ce dernier
s’engagea à signer la déclaration telle qu’elle est en ce moment mais sur
la minute rédigée avec la Prusse il mit la clause : approuvé dans la
supposition que la ratification n’aura pas de publicité.

Il me fut en conséquence proposé par la Prusse de n’insérer dans
le Traité, que les deux déclarations, sans l’article final relatif à leur
ratification, et que cette insertion se ferait dans un article séparé et secret.

Pour ne pas arrêter plus longtems le terme final de toute cette
négociation, je me prêtai à cette modification, sous la condition que l’acte
signé par le Comte de Bernstorff, et qui me serait remis, contint l’article
nécessaire de la ratification. J’y vis d’autant moins de risque, que si
jamais le Dannemarc donne à la Suède le besoin de se réclamer de cette
déclaration, la Suède ayant et l’acte même et la ratification du Souverain,
rien ne saurait empêcher alors de les produire au grand jour.

Votre Exellence verra sans doute combien, dans toutes ces
prétentions le Comte de Bernstorff a témoigné un sentiment de vanité puérile
et une inimitié qui ne devrait pas subsister entre deux nations aussi
voisines et qui devraient bien au contraire adopter désormais des
senti-mens plus nobles et plus élévés, ce dont la Suède a bien certainement
donné l’exemple. J’ignore si le Comte de Bernstorff a été soumis à des
instructions rigoureuses de sa Cour pour en agir ainsi, ou s’il faut
l’attribuer aux opinions personelles du Comte de Bernstorff, qui prétendait, il y a
quelques semaines, que le Dannemarc était en état de guerre avec la Suède.

En attendant le Comte de Bernstorff a dû, quant au fond, se prêter
à tout ce que j’ai exigé de lui, et la résistance impuissante qu’il a faite,
de même que la mauvaise volonté qu’il a témoigné, ne tournent qu’à son
désavantage. Bien loin de lui donner lieu à nourir de pareils sentimens.
j’ai invité le Prince de Rasoumoffsky à lui proposer de s’aboucher
directement avec moi, sur nos intérêts communs et j’ai témoigné qu’il me
paraissait également utile et honorable aux deux nations de ne plus se
témoigner aucune malveillance pour des évènemens que rien ne saurait
désormais changer. Le Prince de Rasoumoffsky lui en parla le jour même,
mais le Comte de Bernstorff se refusa à toute entrevue avec moi au sujet
des affaires actuellement en négociation.

Ci-joint j’ai l’honneur de transmettre à Votre Exellence le plein
pouvoir que pro forma j’ai crû devoir donner à M:r Dehn. pour conclure
la convention particulière au sujet du mode des payemens que la Prusse
doit effectuer. Afin de hâter autant que possible le moment où la Suède
pourra entrer en jouissance de tous les avantages qui lui sont assurés, il
a été stipulé, que le Commissaire Suédois se rendrait immédiatement à
Berlin pour y regler avec celui de la Prusse tout ce qui tient aux
arrange-mens pécuniaires du Traité, et j’ai, par cette raison crû bien faire, de
mettre M:r Dehn, qui possède toute la confiance de Monseigneur le Prince
Royal et qui a été l’intermédiaire, par lequel toute la négociation a été
menée, en règle vis-à-vis de la Prusse, en lui fournissant un pleinpoavoir
ad hoc. Votre Excellence daignera en même tems remarquer, que cette
convention qui fait la base essentielle du Traité, devra de même que
celui-ci être préalablement soumise à la ratification du Roi, et qu’ainsi
rien n’est omis de ce qui peut tenir à la sûreté des intérêts du Roi.

M:r Dehn m’ayant communiqué ici le projet qu’il avait fait pour cette
convention, je lui ai témoigné, qu’il me paraissait très conforme aux in-

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