Full resolution (JPEG) - On this page / på denna sida - II. Autres impressions de Ceylan
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AUTRES IMPRESSIONS DE CEYLAN 87
richesses de la terre, celle qui, la première, fut
appréciée et recherchée. On admet que les pêcheurs
indiens furent les premiers à être séduits par son
éclat. Depuis les temps les plus reculés, la perle est
considérée comme le plus beau joyau d’Orient. La
première mention écrite qu’on en trouve est vieille
de deux mille quatre cents ans et elle est contenue
dans YAtharifaveda. Elle y est nommée comme un
talisman de jeunesse et en conséquence une hymne
lui est consacrée. Ensuite il est raconté comment
Krishna fît recueillir la perle dans la mer pour
parer sa fîlle Pandaia le jour de ses noces. Une
légende rapporte que les éléments firent des pré-
sents à une divinité ; l’air offrit l’arc-en-ciel, le feu
un météo-re, la terre un rubis et la mer une perle.
L’arc-en-ciel forma une voûte autour du dieu, le
météore l’éclaira comme un lustre; le rubis para
le front du dieu et la perle son cœur.
Parmi les plus précieuses que l’on mentionne, il
y avait les deux perles appelées « merveilles du
monde », que Gléopâtre portait aux oreilles lors du
banquet qu’elle offrit à Antoine. La valeur en était
de soixante millions de sesterces; afin de gagner
un pari qu’elle avait fait avec Antoine, elle fit,
dit-on, fondre une de ces perles dans du vinaigre
et vida ce breuvage en l’honneur de son amant.
Après la mort de Gléopâtre, l’autre perle fut coupée
en deux pour orner les oreilles d’une statue de
VénuSj en souvenir de celle qui l’avait possédée.
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