Full resolution (JPEG) - On this page / på denna sida - II. Autres impressions de Ceylan
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AUTRES IMPRESSIONS DE CEYLAN 3g
viennent des coquillages trouvés à de grands pro-
fondeurs, où n’atteignent pas les rayons solaires,
et les perles sombres se pèchent dans les eaux peu
profondes, et par suite bien éclairées.
La pêche des perles ne dure qu’une courte
saison : pas plus de deux mois, du début de février
à la fin de mars.
Pendant la saison de la pêche des perles, le petit
vapeur Bliadro se rend de Colombo à la baie
de Manar.
Nous avons eu l’occasion de l’accompagner dans
un de ses voyages. L’eau était fortement phospho-
rescente et, sous l’avant du bateau, c’était une cas-
cade de scintillements et de diamants retombant
dans le sillage illuminé. Au-dessus de nos têtes
s’étendait, comme un baldaquin, un ciel du bleu le
plus sombre, constellé de brillantes étoiles et strié
par des chutes ininterrompues d’étoiles filantes,
Tandis que la nuit s’avance, la lune peu à peu
disparaît dans la mer. A l’aurore nous passons le
long de la flottille des pêcheurs de perles. Une
heure après, nous atteignons la plage de Maricli-
chikadde et tout, autour de nous, nous indique que
nous sommes à la « ville des pêcheurs de perles ».
Une lourde et pénible atmosphère enveloppe la
ville, comme un épais brouillard. L’intolérable
puanteur de Marichchikadde n’a son égale en aucun
lieu du monde ; elle est due à la décomposi-
tion nauséabonde des milliers et des milliers de
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