Full resolution (JPEG) - On this page / på denna sida - VII. Une veille de Noël «au camp»
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l32 CHAPITRE VII
les bêtes féroces de la forêt vierge y ont leur
repaire.
C’est là que les léopards se tiennent pendant le
jour; la nuit, ils se glissent dehors afin d’aller
chercher de la nourriture pour eux et pour leurs
petits. A une centaine de mètres des rochers, on
place sur un marbre, très haut, la niatcha, c’est-
à-dire l’espèce d’échafaudage où nous nous instal-
lons pour attendre le léopard. La malheureuse
petite chèvre est attachée à une souche à quelque
distance; elle ne tarde pas à faire entendre sa voix
tremblotante et triste, comme si elle pressentait le
cruel destin auquel nous l’exposons.
Nous nous tenons sur notre arbre immobiles et
silencieux, car les fauves perçoivent de loin la
voix des hommes, à laquelle ils ne sont pas accou-
tumés. La petite chèvre ne cesse de pousser ses
plaintes, mais de léopard, point. Je m’imagine
qu’il veut nous tromper, mettre notre patience à
l’épreuve et saisir sa proie quand nous aurons
disparu.
Tout à coup, alors que nous attendions là déjà
depuis une heure et demie, un animal d’un brun
jaune apparaît à l’entrée d’une crevasse. En
quelques bonds puissants, il s’élance jusqu’à la
chèvre, qu’il saisit à la gorge de ses griffes. Mais
une détonation retentit. Le léopard lâche prise,
car il est touché au cou; d’un nouveau bond il se
jette non loin de là dans un fourré. Pan ! Un
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