Full resolution (JPEG) - On this page / på denna sida - VII. Une veille de Noël «au camp»
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lo!i CHAPITRE VII
Suivant la coutume anglaise, on ne célèbre pas
ici comme en Suède la veille de Noël par une fête
spéciale avec sapin illuminé et autres réjouissances
du même g-enre. Mais la vive clarté de la lune et les
millions d’étoiles n’en produisent pas moins sur
nos Times une impression de solennité. Des papil-
lons de nuit, aux ailes de lumière, voltigent autour
de nous, et les vers luisants étincellent par terre
comme des diamants. La nuit est si tiède, que nous
pouvons dîner en toilettes de soirée décolletées,
dans la tente ouverte.
Quel contraste avec mon pays de Suède, où, sans
doute, la neige à cette heure couvre le sol et où le
froid mord la peau !
Au matin de Noël nous sommes salués par un
soleil aussi joyeux que la veille; à travers la petite
fenêtre grillagée, ses rayons se glissent dans la
tente. C’est le salut de la nature : bon Noël !
Bientôt me parvient aussi le salut des hommes,
peut-être plus désiré encore, sous forme d’un
volumineux courrier de Suède que m’apporte mon
ayah, ma domestique hindoue.
Des lettres et encore des lettres, à n’en pas finir ;
même un télégramme de chez moi m’annonçant
que tout va bien. La poste arrive tous les jours par
courrier monté, mais qui sait combien il faut à
celui-ci de jours pour faire le trajet? La correspon-
dance d’Europe ne vient pourtant qu’une fois par
semaine.
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