Full resolution (JPEG) - On this page / på denna sida - XV. Bénarès la ville sainte
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212 CHAPITRE XV
terrifiant. Ils ne sont vêtus que d’une ceinture
autour des reins. Leurs corps enduits de cendres
sont tout gris. De longues touffes de cheveux,
également couverts de cendres, pendent de leur
tête. Ils prennent les attitudes les plus contre-
nature dans lesquelles ils se figent pour ainsi
dire. Il en est qui s’assoient sur des bancs
hérissés de piquants, s’infligeant la plus horrible
torture volontaire; ne pouvant se nourrir eux-
mêmes, ils sont nourris par la foule qui voit en
eux des saints et les vénère.
Un degré plus élevé dans la sainteté est celui
des a yoghis »; on en rencontre dans diverses
régions, mais nulle part autant qu’à Bénarès. Ces
yoghis prennent leur vocation très au sérieux et
s’y donnent tout entiers; aussi se refusent-ils aux
questions et aux regards curieux des étrangers ;
grâce seulement aux relations personnelles de mes
amis, j’ai pu prendre part à une visite faite à l’un
d’eux; j’en garde un souvenir étrange.
Le yoghi habitait un simple bungalow au milieu
d’un jardin. En entrant dans la première pièce,
nous le vîmes assis sur la terre, entouré d’élèves
d’âges divers; ceux-ci s’éloignèrent et le yoghi se
leva pour nous accueillir; il nous considérait d’un
regard perçant; on eût dit qu’il pouvait lire nos
pensées; cela était presque gênant; mais ce sen-
timent disparut, quand il nous parla aimablement
et nous invita à lui poser les questions auxquelles
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