Full resolution (JPEG) - On this page / på denna sida - XV. Bénarès la ville sainte
<< prev. page << föreg. sida << >> nästa sida >> next page >>
Below is the raw OCR text
from the above scanned image.
Do you see an error? Proofread the page now!
Här nedan syns maskintolkade texten från faksimilbilden ovan.
Ser du något fel? Korrekturläs sidan nu!
This page has never been proofread. / Denna sida har aldrig korrekturlästs.
BÉNARÈS LA VILLE SAINTE 2l3
nous souhaitions qu’il répondît. Mes amis l’inter-
rogèrent et ses réponses furent d’une merveil-
leuse sagesse. Gomment était-il parvenu si haut
dans le développement spirituel et comment les
autres pourraient-ils l’imiter ? A cette question, il
répondit : « Uniquement par le jeûne et par la
méditation. »
De cette manière, l’esprit s’affranchit de la
matière, l’on voit et l’on comprend ce qui autrement
échapperait. Par une stricte discipline de soi-même,
on peut, continuait le yoghi, être maître de ses
organes corporels au point de pouvoir rester sans
respirer, de vivre longtemps sans nourriture, en
un mot, de mener une existence inimaginable pour
nous autres Européens. Dans cette vie spiritua-
lisée, ces hommes comprennent bien des choses
qui, pour les mortels ordinaires, ne sont que mys-
tère et impossibilité.
Notre visite de Bénarès nous amène à la source
de la sagesse. On croit que Siva demeure là et
donne la science à ceux qui lui offrent des fleurs,
c’est-à-dire en jettent dans la source. La foule se
presse aux barrières qui l’entourent et la surface
de l’eau est comme un tapis d’or, tant il y a de
fleurs la jonchant dès le matin. La source « Muni-
kurnika » passe pour guérir toutes les maladies
quand on s’y baigne. De quatre côtés, des esca-
liers en marbre blanc y descendent et l’on voit les
infirmes et les malades chancelants aller à cette
<< prev. page << föreg. sida << >> nästa sida >> next page >>